Chauvigny, en ville haute , y grandir

Nous sommes le 27 février 2025 .
Je veux écrire sur le corps , le mouvement, la pensée du corps , lire les corps , le mien d’abord et celui des autres .. le comprendre pour les comprendre.
Le mouvement comme expression ..
Être debout , avancer ou rester à l’ombre de soi 
Être couché… Trainer au lit , procrastiner ou rêver sans agir ..
Comment se mettre en action ..
Pourquoi ..
Le désir peut il être inexistant 
Tomber , chuter , perdre le contrôle 
Courir à feu et à sang , se bruler à la tâche ..
En faire trop ou pas assez ..
Ou est l’équilibre de soi ..
Comment le maintenir verticalement et souplement..
Partir un week end prolongé à Chauvigny dans le tiers lieu « le clou «  .
Enfoncer le clou pour que ça tienne bien .
Le clou du spectacle serait ce blog que j’alimenterai résidence après résidence d’écriture .
Je commence par Chauvigny car c’est la ville où j’ai appris la liberté de vivre dehors , dans les coteaux , près des châteaux, des églises , des cabanes , des maisons abandonnées , des cheminssecrets …
Avec mon vélo , mon chien Bobby , ma copine Christelle que j’ai perdu de vue , on faisait les 400 coups .. on s’inventait un monde loin des adultes .
Plus de 40 ans après , y retourner avec Violette , ma chienne et écrire sur mes ressentis …
Pourquoi la danse , la poésie a pri tant de place en moi si tôt dans un monde ouvrier .


Christelle , complice de l’enfance retrouvée 40 ans après le 1 mars 2025
Christelle , complice de l’enfance retrouvée 40 ans après le 1 mars 2025
Hier , le 28 mars , juste après m’être installée dans ma petite chambre du nom de Geneviève dans le tiers lieu du clou j’ai voulu renouer avec l’enfance directement.
Je me suis garée sur le trottoir face à la maison des parents  de Christelle , mon acolyte de mes 11 à 13 ans .
2 ans d’amitié, de sororité . On ne faisait qu’une . On habitait à moins de 500 mètres l’une de l’autre et on avait créé un monde à part peuplé de personnages imaginaires , d’aventures danslescoteaux, les cimetieres, les châteaux .
surplombants chauvigny . On habitait la ville haute , cité médiévale , un environnement propice à l’imagination,l’exploration.
Un sculpteur y vivait avec sa famille beaucoup plus originale que les autres habitants.
Une association d’archéologie ne cessait d’être active et poussait à s’ouvrir vers la pierre , les fondations de cette cité remplie d’histoires.
Je n’ai jamais oublié les moments forts qui nous liaient .
Une complicité immense pour courir d’aventures en aventures.
On devinait l’histoire des pierres , on cherchait des traces , des os et c’était merveilleux.
On avait pas d’autres amis .
On se suffisait .
Et un jour , je suis partie à Poitiers pour danser tous les jours , mes parents ont déménagé, et on s’est perdu de vue totalement.
Ses parents ne m’ont pas reconnue plus de 40 ans après mais quand j’ai dit qui j’étais , j’ai cru immédiatement que j’étais partie la veille et c’est sans souci que j’ai pu avoir le numéro deportable de Christelle .
Lui laisser un message sur son répondeur.
Ne pas reconnaître sa voix . Être émue .
Comme moi elle est devenue une femme.
Et hier soir  , on s’est appelé pour une longue conversation téléphonique .
Elle se souvenait aussi de Igor et Corgi nos amis protecteurs invisibles .
Nos risques de s’enfoncer dans les grottes et les oubliettes .
Notre rêve de marier son père à sa mère pour qu’on soit sœurs.
Bobby , mon petit ratier qui nous accompagnait joyeusement dans nos moments loin des adultes et des autres enfants .
Son gros chien que j’avais oublié qui s’échappait pour retrouver le mien qu’elle venait récupérer en se faisant houspiller par Mr servanti propriétaire d’une dizaine de moutons dontsonchienadoraitembêter au passage .
 Bref , dans 2 heures je la retrouve pour déjeuner au tiers lieu du clou .
Ce sont les portes ouvertes, on ne sera pas seule mais laisseront nous les autres s’intéresser à nos retrouvailles ?
En tout cas ce sont aussi  portes ouvertes aux émotions du cœur en ce premier mars .
Le printemps risque d’être tendre avec la candeur de l’enfance qui revient en courant ! 

Écrire commentaire

Commentaires: 1
  • #1

    Olivier (samedi, 01 mars 2025 20:40)

    Le véritable art se glisse partout, et même dans les méandres des vies qui semblent moins destinées à le recevoir. Son écho y est plus fort en plus.�